[Francais ci-dessous]
When I was growing up in Vermont, I knew of three major points of interest in the province of Québec: Montreal, Quebec City, and Saint-Lazare-de-Bellechasse, and not necessarily in that order. Saint-Lazare was where my grandmother’s parents came from, and at least to me, the seventh of her fourteen grandchildren, her veneration for the place made it seem like a pilgrimage site. Many summers during my mom’s childhood and several during mine, we would accompany my grandmother and her siblings to this small village in the Chaudiere-Appalaches to visit their cousins. My grandmother and her sisters, the last French-speaking generation of our family, would disappear into the fold of their francophone relatives. The rest of us would do our best to participate in whatever limited way we could, but I couldn’t quite say that any of us enjoyed these trips as children. Yet, like many childhood experiences, the significance of those trips has revealed itself over time.
Quand j’étais enfant au Vermont, je savais qu’il y avait trois grandes points de intérêts dans la province du Québec : Montréal, la ville de Québec, et Saint-Lazare-de-Bellechasse, et pas nécessairement dans cet ordre. Saint-Lazare était le village natal des parents de ma grand-mère, et au moins à moi, la septième de ses quatorze petits-enfants, la vénération qu’elle portait pour Bellechasse, elle m’a donnait l’impression d’un véritable lieu de pèlerinage. Pendant de nombreux étés durant l’enfance de ma mère et plusieurs durant la mienne, nous accompagnions ma grand-mère et ses frères et sœurs dans ce petit village des Chaudière-Appalaches pour rendre visite à des cousines et cousins. Ma grand-mère et ses soeurs, comme la dernière generation de notre famille à parler français, se sont complètement fondues dans sa grande famille francophone. Nous autres, nous faisions de notre mieux pour participer, mais je ne peux pas dire que nous prenions vraiment plaisir à ces voyages étant enfants. Pourtant, comme souvent avec les souvenirs d’enfance, la signification de ces séjours s’est révélée au fil du temps.
During the past year, I’ve had the chance to make frequent trips to Bellechasse. I’ve been collaborating with my friend and cousin, Valérie Bilodeau (a.k.a La Culottée) on a new project about our shared family history. Les filles d’Honorius & Wilfrid combines theater, storytelling, music, and memory. The project is named for our great-grandfathers, migrant laborers and brothers from Bellechasse . They crossed the border between Québec and New England in search of new opportunities for their families; a century later, we are contemplating how we have lived out those opportunities by crossing borders ourselves. On July 11th we presented our work-in-progress, and now the work continues. We’ll keep crossing the border, back and forth, to see each other and dream together.

La Maison de la Culture, Saint-Damien-de-Buckland, QC, July 11, 2026
Au cours de la dernière année, j’ai eu la chance de me rendre fréquemment à Bellechasse. J’ai collaboré avec mon amie et cousine, Valérie Bilodeau (alias La Culottée), sur un nouveau projet sur notre histoire familiale commune. Les filles d’Honorius & Wilfrid mêle le théâtre, le conte, la musique, et le mémoire. Le projet est nommé pour nos arrière-grands-pères, travailleurs migrants et frères de Bellechasse. Ils ont traversé la frontière entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre en quête d’un meilleur avenir pour leurs familles. Un siècle plus tard, nous nous interrogeons sur la manière dont nous deux, nous avons vécu cet-avenir-là, aussi en traversant des frontières. Le 11 juillet, nous avons présenté une version préliminaire de notre oeuvre, et maintenant, le travail continue. On continue à traverser la frontière pour nous revoir et pour rêver ensemble.
When we’re together, Val and I speak in English and in French. We laugh and cry a lot. We imagine our grandparents smiling down at us, proud that we’re maintaining the connection between our families a century later. Now that I speak (more) French, Bellechasse feels different. I can experience the place and its people in a different way, and spending time there has brought me closer to my ancestors.
Quand nous sommes ensemble, Val et moi parlons anglais et français. Nous rions et pleurons beaucoup. Nous imaginons que nos grands-parents nous regardent avec un sourire, fiers que nous maintenons le lien entre nos familles un siècle plus tard. Maintenant que je parle (mieux) français, Bellechasse me paraît différente. Je peux comprendre le lieu et les gens autrement, et y passer du temps m’a rapprochée de mes ancêtres.









Le Havre du Lac Vert, Saint-Damien-de-Buckland, Bellechasse, Québec
Bellechasse feels a lot like Vermont. It’s a hilly and green place with a rich agricultural heritage and a vibrant sense of its own culture, that recognizes and values its local artists and artisans. I want to express deep gratitude to the people and organizations in Bellechasse and beyond that have supported our work so far, and I want to invite you to visit this beautiful corner of Québec.
Bellechasse ressemble beaucoup au Vermont. C’est un endroit vallonné et verdoyant, riche d’un patrimoine agricole et avec une identité culturelle vivante, qui reconnaisse et valorise ses artistes et artisans locaux. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux personnes et aux organismes qui ont soutenu notre travail jusqu’à présent, et je vous invite à découvrir ce magnifique coin du Québec.
Le Havre du Lac Vert (Saint-Damien-de-Buckland)
La Maison de la Culture de Bellechasse (Saint-Damien-de-Buckland)
Le Café Pérpetuel (Saint-Damien-de-Buckland)
Le Musée des Soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours (Saint-Damien-de-Buckland)
Conseil des arts et des lettres du Québec
Conseil québécois du patrimoine vivant
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